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Harlequin

Les livres sur le thème "Harlequin"

Harlequin - Classement

Les meilleurs livres sur le thème "Harlequin"

Harlequin - Extraits

Les extraits de livres ayant le thème "Harlequin"

Dernier extraits ajoutés

Ajouté par Suzanne55 le 19 Octobre 2018 Editer
Rome .... La ville de l'amour.
Drapée dans une serviette de bain, Ludia Hayward méditait sur l'ironie de la formule, allongée sur le lit de sa suite.
Si elle était de retour à Rome pour rencontrer le soir même u homme très séduisant, l'amour n'avait rien à y voir.
Des questions autrement plus pragmatiques étaient en jeu.
Bien entendu, sa mère n'avait pas formulé les choses de manière aussi directe. Non. Elle n'avait pas évoqué le fait que, sans l,immense fortune de cet homme, ils perdraient tout. Ou, plus précisément, le château dans lequel elles vivaient, lequel leur servait également de fonds de commerce.
Ajouté par ichel le 7 Octobre 2018 Editer
Stimulée par la colère, elle se dégagea avec un regain d’énergie.
— Tu ne peux pas me forcer, Luca Sabbatini ! Je n’ai aucune obligation de dîner avec toi, ni de faire quoi que ce soit avec toi. A présent, si tu ne pars pas immédiatement, j’appelle la police !
Son regard sombre devint glacial.
— Combien as-tu dit que tu payais pour louer ce local ?
Bronte sentit une appréhension affreuse peser sur sa poitrine, lui coupant presque la respiration.
— Je ne te l’ai pas dit, et je n’en ai pas l’intention.
Le sourire de Luca se teinta d’une pointe de cruauté, puis il enfonça la main dans la poche de poitrine de sa veste avant d’en retirer une carte au design élégant, gris métallisé.
— Voici mes coordonnées, fit-il en la lui tendant. Je t’attendrai ce soir à 20 heures, à mon hôtel. J’ai inscrit le nom et l’adresse au dos.
— Je n’irai pas, répliqua-t-elle tandis qu’il s’éloignait.
Il s’arrêta devant la porte du studio et se retourna vers elle.
— Avant de prendre ta décision, je te conseille d’appeler ton ancien propriétaire.
— Ancien ? répéta Bronte avec stupeur. Tu veux dire que… que tu as acheté ce local ? Que tu… que tu es notre nouveau propriétaire ?
Il lui adressa un sourire satisfait.
— Dîner à 20 heures, Bronte. Sinon, tu pourrais avoir la désagréable surprise de voir ton loyer augmenter, et ne plus avoir les moyens de le payer.
Ajouté par Suzanne55 le 3 Octobre 2018 Editer
Elle détestait cette manière qu’il avait de la fixer, un peu comme un félin guettant sa proie.
— Qu’est-ce qui justifie votre présence en ce lieu ? demanda-t-elle.
Était-ce un effet de son imagination ou avait-elle bel et bien surpris une lueur amusée dans le regard métallique ? Si les rumeurs à son sujet étaient fondées, l’adversaire était de taille et elle allait devoir user de finesse pour s’en débarrasser.
— Je suis ici pour revendiquer la couronne de Jeirut.
Le cœur de Ghizlane marqua un temps d’arrêt, avant de se mettre à tambouriner dans sa poitrine.
— Comptez-vous employer la manière forte ?
Par quel miracle parvenait-elle à paraître aussi calme ? Poigne de Fer à la tête du royaume ? Cette perspective lui glaçait le sang.
— Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de déclencher une guerre civile.
— Vous ne répondez pas à ma question.
— J’aurai recours à un moyen disons… plus diplomatique.
— Et vous vous imaginez que le Conseil des sages choisira un homme tel que vous pour diriger la nation ?
Incapable de demeurer assise plus longtemps, Ghizlane se leva brusquement.
— Je ne doute pas que le Conseil comprendra le bien-fondé de ma requête, surtout quand il apprendra l’heureux événement qui se prépare.
— L’heureux événement ? répéta Ghizlane, ne sachant où il voulait en venir.
— Mon mariage.
Elle frémit en voyant le sourire machiavélique qui se dessinait sur le visage d’Hussein. À l’angoisse se mêlait un trouble d’une autre nature, totalement incongru.
— C’est la seconde raison de ma venue dans la capitale, ajouta-t-il.
Comme elle détestait son ton suffisant et son air arrogant ! Elle ressentit une profonde pitié pour la future mariée.
— Et qui vous apprêtez-vous à épouser ? Je la connais ?
— On ne peut mieux. Il s’agit de vous, ma chère Ghizlane.
Ajouté par Suzanne55 le 3 Octobre 2018 Editer
— Aussi longtemps que le successeur de mon père n’aura pas été désigné, c’est moi qui donnerai les ordres, répliqua-t-elle d’un ton sec.
L’homme ne cilla pas. Ghizlane avait l’habitude de côtoyer des militaires, mais jamais elle n’en avait rencontré un de ce genre. Servir dans la Garde royale était une fonction prestigieuse à laquelle accédaient en général des soldats triés sur le volet. Or elle devinait chez celui-ci une certaine arrogance derrière sa politesse apparente.
— Enfin, que se passe-t-il ici ? s’enquit-elle d’un ton impérieux.
En réalité, elle était gagnée par une froide appréhension. Plongée dans ses pensées, elle n’avait pas prêté attention aux autres hommes qui l’avaient escortée. À présent qu’elle les dévisageait, elle devait bien se rendre à l’évidence : elle n’en connaissait aucun ! Une ou deux nouvelles recrues, passe encore, mais certainement pas une petite dizaine.
— Je dois vous conduire au bureau du cheikh.
— Le bureau de mon père ?
Bien qu’habituée depuis sa plus tendre enfance à conserver son sang-froid en n’importe quelle circonstance, Ghizlane dut faire un effort considérable pour empêcher sa voix de trembler :
— Qui vous l’a ordonné ?
Pour toute réponse, l’officier lui fit signe de le précéder. L’angoisse céda la place à la colère. Quoi qu’il se passe ici, elle avait droit à des explications, et elle entendait bien les obtenir ! Elle partit en direction du bureau et s’immobilisa aussitôt en se rendant compte que l’ensemble de l’escorte lui avait emboîté le pas.
— Demandez à vos hommes de sortir de cette demeure, déclara-t-elle, sans daigner se retourner et en prenant soin d’articuler chaque mot. Ils n’y sont ni requis ni bienvenus. À moins que vous ne vous estimiez pas capable d’escorter une femme seule ?
À ces mots, elle s’éloigna, la tête haute, le cœur battant à tout rompre ; les talons de ses escarpins claquaient sur le marbre. Elle perçut le mouvement des militaires qui battaient en retraite. Toutefois, elle n’en conçut aucun soulagement car leur chef lui avait emboîté le pas. À quoi rimait cette mascarade destinée à l’impressionner ? Il s’était produit quelque chose de grave, elle en avait désormais la certitude, et cette pensée lui donnait la chair de poule.
Ajouté par chapouille le 1 Octobre 2018 Editer
— Nous avons fait un bout de chemin ensemble. Nos routes doivent maintenant se séparer. C'est ainsi. Je n'y peux rien.
— Nous n'allons pas nous marier ?
— Non.
Il vit le sang se retirer de son visage et, l'espace d'un instant, il crut qu'elle allait défaillir. Mais, au lieu de cela, elle pivota sur les talons et s'enfuit, claquant la porte derrière elle.
Keane embrassa du regard le clan des O'Neil, puis, sans un mot, sortit du salon et gagna sa chambre.
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