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La fausse alliance



Description ajoutée par lillou 2013-08-02T20:31:15+02:00

Résumé

Pays de Galles, 1259

— Nous voilà mariés, dit lord Barrett avec satisfaction. Tout a été parfait. Mais vous tremblez, ma mie. C’est l’émotion, je présume. Car qu’auriez-vous à craindre de moi ? « Tout ! » faillit crier Ariana.

Oui, elle aurait tout à redouter de son mari quand il découvrirait qu’il avait épousé non pas la douce Ceara, comme il le croyait, mais sa cousine, Ariana. Seigneur, qu’avait-elle fait ? Lorsque lord Roch Barrett s’était présenté à leur porte en quête d’une épouse, lord Glamorgan l’avait autorisé à courtiser Ceara, mais cette dernière, peu désireuse de convoler, avait imploré sa cousine de prendre sa place. C’était donc elle, Ariana, que lord Barrett avait courtisée sans le savoir. Elle également à qui il venait de jurer amour, protection et fidélité. Un serment éternel qui risquait fort de tourner court dès que la vérité serait éventée…

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Classement en biblio - 60 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par MaRie2Go 2014-12-07T18:32:53+01:00

Prologue

Pays de Galles, 1259

— Le chevalier dont nous avons toutes deux rêvé entrera dans le fief avant la nuit. Ne le laisse pas t’échapper !

Ces mots, murmurés par une vieille femme en transe, eurent un profond écho dans l’esprit surexcité d’Ariana Glamorgan.

— Un homme ?

A travers un brouillard de fumée aux senteurs étranges, la jeune femme se pencha au-dessus de la devineresse à demi effondrée sur un dur banc de bois et la toucha doucement.

— … A Glamorgan ?

La tête grise de la vieille femme roula sur le côté, comme si elle dormait d’un sommeil naturel.

— … Allons, réveille-toi, Eleanor, je dois retourner au château !

Ariana secouait la guérisseuse, frustrée de ne pouvoir en savoir davantage au sujet du nouveau venu, et impatiente de vérifier si sa vieille nourrice avait vu juste.

Puis elle se leva et ramassa ses affaires, sa belle cotte et son surcot à traîne voltigeant autour de ses chevilles. Ces riches vêtements n’étaient pas des plus appropriés pour se faufiler dans les sous-bois jusqu’à la cabane d’Eleanor, mais le sire de Glamorgan exigeait que sa fille fût toujours vêtue selon son rang…

Ce n’était là, d’ailleurs, que la moindre de ses exigences !

Ariana releva d’un geste impatient ses amples manches lacées, ramassa les herbes qu’Eleanor avait sélectionnées, puis s’assit au coin du feu pour attendre que cette dernière lui relate sa vision prophétique.

La vieille guérisseuse s’éveilla brusquement et, tout de suite, son regard perçant vint se fixer sur celui de la jeune femme.

— J’ai vu l’arrivée d’un étranger, mon enfant, et peut-être cet homme représente-t-il ta seule chance de briser la malédiction…

A son tour, Ariana plongea ses yeux dans ceux de cette femme qu’elle aimait beaucoup. Eleanor avait été la nourrice de sa mère avant d’être la sienne. Hélas, son père avait interdit à la sage-femme de jamais reparaître au donjon, pour n’avoir pas pu sauver son épouse, morte en couches.

— Tu veux te libérer de la malédiction des Glamorgan, n’est-ce pas, ma douce ?

Oh oui, désespérément !

Elle avait suffisamment enduré l’amertume de son père et l’atmosphère suffocante du château.

Après avoir dû renoncer à quasiment tous les plaisirs qui eussent pu lui rendre la vie à Glamorgan à peu près supportable, Ariana ne tirait quelque joie — et encore n’était-ce qu’en secret — que de son amour de la musique, se cachant dans la forêt pour chanter, et de ses visites à Eleanor, qui, en plus de la conseiller, lui enseignait l’art de guérir et d’aider les femmes à accoucher.

Oui, elle aurait donné n’importe quoi pour briser le cercle infernal qui les retenait enfermées, ses nièces et elle-même.

Que le sortilège fût réel ou non, les femmes de la lignée des Glamorgan avaient eu, depuis cent ans, plus que leur part de malheur. On chuchotait que, il y avait bien longtemps, une Glamorgan avait volé l’amant d’une autre femme qui, désespérée et outragée, avait jeté sur la famille un sort terrible : toutes les femmes nées Glamorgan mourraient vieilles filles, car les hommes ne les verraient pas vraiment. Une imprécation qui, depuis, les avait toutes frappées, jusqu’aux tantes d’Ariana.

La jeune femme tordait fébrilement ses belles tresses noires entre ses doigts. N’y tenant plus, elle confessa à sa nourrice ce qui la tourmentait.

— Mais… si… cet étranger ne me plaisait pas ? Ne serait-ce pas un grand risque que de faire reposer tout mon avenir sur les épaules d’un homme dont je ne sais rien ?

Ariana se mit à marcher de long en large sur le sol de terre battue. Machinalement, et pour tromper son angoisse, elle fredonna un air qu’elle avait entendu à la chapelle. La vieille Eleanor la considéra de son œil malin.

— Tout de même, mon enfant, la situation n’est pas grave au point que tu doives entonner la messe des morts !

Confuse, Ariana s’arrêta à la fois de marcher et de fredonner.

— Si tu brises l’enchantement par un mariage, continua Eleanor, alors les filles de ton frère pourront espérer, elles aussi, trouver un jour un époux…

Elle s’était levée de son banc, sa silhouette courbée par les ans, mais le menton fièrement levé. Puis son œil se perdit dans le vague, et elle passa une main parcheminée sur ses boucles grises.

— Et puis, soupira-t-elle, tu sais que te voir te marier a été le souhait le plus cher de ta pauvre maman… et le dernier…

Ariana se mordit la lèvre. Elle n’avait nul besoin qu’on lui rappelât la promesse qu’elle avait faite à sa mère mourante.

— Les filles des Glamorgan méritent bien un destin plus heureux, admit-elle en frottant nerveusement les améthystes de son bracelet, mais peut-on accepter que nos destins à toutes reposent entre les mains d’un étranger — un homme qui n’est même pas gallois ?

Eleanor baissa la voix, presque jusqu’au chuchotement.

— Précisément. Tous ceux de Cymru, notre terre, que les autres peuples appellent le pays de Galles, connaissent la légende attachée à ta famille. Certains d’entre eux prétendent même descendre de l’amant inconstant qui serait à l’origine de la malédiction. Pas un n’oserait te prendre pour épouse, même si, par extraordinaire, ils pouvaient voir combien tu es ravissante.

Ariana ne répondit rien. Eleanor disait vrai. Son père, du reste, ne manquait jamais de le lui rappeler.

La guérisseuse alla vers son placard aux herbes, et entreprit de remplir un petit sachet de toile.

— Ton seul espoir, reprit-elle, est d’attirer l’attention d’un étranger. Or, ma vision nous l’a montré : un homme qui n’est pas de notre peuple fait route vers nous, en ce moment même. Mais, attention, j’ai vu aussi qu’il ne comptait pas s’attarder à Glamorgan, et qu’une telle situation ne se renouvellerait pas de sitôt…

— Oui, je comprends…

L’anxiété et l’impatience nouaient l’estomac d’Ariana. La perspective de fuir le triste domaine des Glamorgan était exaltante, mais celle de tomber sous la coupe d’un homme dont elle ne savait rien, d’un mari, peut-être, plus encore rempli d’aigreur que son père, l’était beaucoup moins.

— Je n’oserai même pas le regarder dans les yeux, dit-elle, pour essayer de deviner si c’est un homme dur ou cruel…

La main noueuse de la guérisseuse vint tapoter celle, si lisse et si blanche, d’Ariana.

— Tu feras ce que tu dois faire, lui dit-elle, j’en suis bien certaine…

La jeune femme acquiesça, puis se dirigea vers la porte. Une fois sur le seuil, elle se retourna vers sa nourrice.

— Et si je ne parvenais pas à lui plaire, s’enquit-elle, si la malédiction faisait son œuvre, ce soir même, et que cet homme ne puisse me voir ? Et d’ailleurs, même si je parviens à retenir son attention, jamais père ne permettra que je l’épouse…

L’humeur haineuse de messire Thomas Glamorgan réclamait que chacun, autour de lui, eût sa part de souffrance. Ariana savait qu’il ne consentirait jamais à charger les épaules d’un étranger du fardeau de la malédiction qui pesait sur sa fille. Il préférerait mille fois continuer à végéter, accablé par son destin, que de tenter de changer celui-ci.

Eleanor tendit à la jeune femme, en souriant d’un air mystérieux, le petit sac de toile fine qu’elle lui avait préparé.

— Je t’ai appris à utiliser ces herbes, lui dit-elle, et elles pourront t’aider dans ton dessein. Ce qui doit être sera. Si ta destinée est de te marier, les obstacles tomberont.

Un frisson d’appréhension parcourut l’échine d’Ariana ; bientôt, cependant, sa résolution revint, plus forte que jamais. Elle remercia sa nourrice et la quitta sur un dernier baiser. Puis, ramenant son mantel autour d’elle, elle sortit dans la brume de l’après-midi, chantonnant vaguement une triste ballade qui parlait d’amours mortes et d’amants désunis.

Elle regarda un instant l’écran vert de la forêt, espérant y voir apparaître le mystérieux chevalier, mais l’étrange don de double vue qu’elle avait reçu, elle aussi, et qui se manifestait parfois, ne pouvait être forcé. Aussi changeant que le ciel gallois, le phénomène se produisait quand elle s’y attendait le moins, et jamais lorsqu’elle l’aurait voulu.

Elle devrait donc attendre, pour voir cet homme, de se trouver réellement en sa présence… Verrait-elle, le soir même, le guerrier de ses rêves ?

Ariana rangea le sac d’herbes dans son ample manche et se hâta vers le château.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Vitany 2015-07-30T09:21:01+02:00
Diamant

J’ai adoré cette histoire !

Ariana est vraiment super ! Optimiste, enjouée, intelligente, tenace, courageuse !

Roch est un vrai chevalier, avec un code de l’honneur très poussé, parfois un peu têtu, mais Ariana se charge de lui mettre du plomb dans la tête ! MDR

Les Kendall (famille biologique de Roch) sont vraiment horribles… Jusqu’où ils iront pour obtenir plus de pouvoir, de terre et de richesse, me dépasse complètement ! Comment peut-on agir de la sorte, uniquement pour des choses matérielles ?!?

J’ai en tous cas passé un excellent moment, l’histoire est pleine de rebondissements, intéressante, la romance se développe petit à petit, sans brusquerie… J’ai beaucoup aimé la plume de l'autrice. Je le recommande !

A noter qu’il y a un volume précédent celui-ci et concernant le frère aîné de Roch, Lucian Barret, et son ex-fiancée, Mélissande. Il s’appelle « la fiancée captive »…

Bien qu’il ne soit pas nécessaire de lire le premier volume pour comprendre celui-ci, comme pas mal d’allusions sont faites à Mélissande et Lucian, ça peut être utile…

A noter que dans le premier volume, Roch s’appelle… Roarke !

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Commentaire ajouté par Jessavon 2015-04-08T09:18:58+02:00
Argent

J'ai bien aimé cette romance historique. Ariana est pleine de surprise et d'une bonne humeur contagieuse. très bon livre

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Commentaire ajouté par leyl 2015-04-03T19:53:47+02:00
Diamant

J'ai beaucoup aimé ce romans!!! L'histoire est plus original que mes lecture habituelle ce qui n'est pas plus mal ^^'

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Commentaire ajouté par momo17700 2013-11-07T21:09:07+01:00

Ce livre est super! Il y à de l action de l histoire et beaucoup de romance :-). Bref c est une super histoire avec des héros attachant

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Commentaire ajouté par kathy7777 2012-11-22T16:21:21+01:00
Argent

j'ai beaucoup aimé se livre, les personnages sont intéressant,j'ai passé un beau moment de détente, un livre a lire

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Date de sortie

La fausse alliance

  • France : 2013-10-01 - Poche (Français)

Activité récente

Melou78 l'ajoute dans sa biblio or
2017-03-18T12:36:31+01:00

Les chiffres

Lecteurs 60
Commentaires 5
Extraits 1
Evaluations 11
Note globale 7.45 / 10

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