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La dissonance cognitive



Description ajoutée par Eliell 2018-10-12T06:40:48+02:00

Résumé

Développée par Festinger en 1957, la dissonance cognitive est maintenant reconnue dans l’ensemble des sciences humaines. Elle est fondée sur une idée simple : quand nous ressentons un malaise émotionnel suite à une contradiction interne, nous cherchons à réduire ce malaise.

Bien souvent, c’est une contradiction entre un comportement et ce que nous pensons qui provoque une dissonance. Une des façons de réduire ce malaise est alors de justifier notre comportement, en modifiant après-coup nos idées dans le sens de cet acte : « Puisque j’ai agi ainsi, c’est donc que je suis en accord avec ce que j’ai fait. »

Et pourtant, nous pensons que nous sommes des êtres rationnels qui réfléchissent avant d’agir. La théorie de la dissonance montre que, souvent, c’est la situation qui détermine nos comportements et que c’est après-coup que nous justifions nos actes, à nos propres yeux et à ceux des autres.

À partir de ces idées de base, de nombreux travaux ont développé la théorie. Le présent ouvrage associe au rappel de ces bases un panorama des travaux les plus récents : les nouveaux paradigmes, l’importance des émotions, les nouveaux modes de réduction. Sont présentés aussi les facteurs de la dissonance : l’engagement, le Soi et l’identité sociale, le temps, les différences entre les individus.

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Classement en biblio

Extrait

Extrait ajouté par Eliell 2018-10-12T06:44:31+02:00

Chapitre 1

Les paradigmes classiques de la dissonance

Valérie Fointiat, Patrick Gosling et David Vaidis

Ce chapitre est l’occasion de présenter les paradigmes dans lesquels les hypothèses dérivées de la théorie de la dissonance ont pu être mises à l’épreuve.

Bien que le paradigme de la soumission forcée – qui porte fort mal son nom, puisqu’il repose sur le principe d’une déclaration de liberté – qu’on appelle aussi parfois soumission induite ait été et reste le paradigme le plus souvent convoqué par les tenants de la dissonance, il nous a semblé important de présenter aussi ceux qui, depuis le milieu des années 1950 jusque dans les années 1990, ont permis le développement de la théorie : la dissonance postdécisionnelle, les attentes non confirmées, la justification de l’effort, la sévérité de l’initiation, l’exposition à une information inconsistante et le désaccord avec autrui. Ces paradigmes sont des illustrations d’événements auxquels nous pouvons tous être confrontés : ils sont la transposition en laboratoire de situations sociales qui bien souvent nous semblent irrationnelles. Ainsi, les attentes non confirmées sont-elles à mettre en lien avec les comportements « étranges » des personnes dont les croyances fortes, centrales, sont infirmées par les faits ; la sévérité de l’initiation peut permettre une compréhension des phénomènes psychosociaux à l’œuvre dans les rites initiatiques de certaines confréries étudiantes et autres bizutages, etc. Bref, ces paradigmes dits classiques nous offrent une lecture d’événements psychosociaux dont l’intuition ou le sens commun auraient bien du mal à rendre compte.

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