Download Now | God Is A Woman (CDS) | Collaboration
Livres
432 539
Membres
354 569

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait de Christine ajouté par Charlie18 2012-03-25T09:23:48+02:00

Christine avançait lentement, cahotant de-ci de-là comme une vieille ivrognesse montant péniblement une côte. La neige tombait de plus belle, inclinée par le vent.

Un des phares démolis par l’assaut clignota et se ralluma.

Un des pneus crevés se mit à se regonfler, puis ce fut le tour de l’autre.

La fumée diminua.

Le bruit irrégulier du moteur retrouva un rythme normal.

Et le capot arraché réapparut peu à peu, comme une écharpe tricotée par des aiguilles invisibles ; le métal sortait de nulle part, partant de sous le pare-brise et allant vers l’avant.

Le pare-brise redevint parfaitement lisse.

Toutes les lampes se rallumèrent l’une après l’autre ; Christine avançait maintenant sans la moindre difficulté dans la tempête. L’indicateur de kilomètres reculait toujours…

Quarante-cinq minutes plus tard, Christine reposait dans l’obscurité du garage de feu Will Darnell, dans le box vingt. Le vent hurlait dehors, mais son moteur se refroidissait lentement, avec des petits claquements.

Afficher en entier
Extrait de Christine ajouté par Charlie18 2012-03-25T18:55:36+02:00

Et puis, au bout d’un certain temps, le cauchemar prit fin. La voiture s’arrêta au bord d’un trottoir, dans un quartier de la ville que je ne connaissais pas. Des maisons y étaient un peu partout en construction, et les phares puissants de Christine éclairaient une grande pancarte qui disait : RÉSIDENCE MAPLEWAY, CONTACTEZ L’AGENCE IMMOBILIÈRE DE LIBERTYVILLE.

« Eh bien, te voilà rendu, fit Arnie. Tu pourras t’en sortir tout seul jusqu’à ta porte ? »

Je contemplai ce quartier désert en n’y comprenant rien et fis oui de la tête. Mieux valait me retrouver ici, seul et soutenu par mes seules béquilles, que dans cette terrible voiture. Je sentis un large sourire de plastique se peindre sur ma figure. « Certainement. Je te remercie. »

LeBay me regarda, rictus aux lèvres. « Reste simplement de mon côté, Dennis. Tu sais ce qui arrive aux merdeux qui n’en font rien !

— Oui », répondis-je dans un souffle.

Afficher en entier
Extrait de Christine ajouté par feeclochettte 2011-11-11T14:08:48+01:00

" - Ca ne fait rien. Où es-tu, au garage?

-Non...euh...chez Gino. La pizzeria. Papa, ça va? T'as une drôle de voix...

-Oh, ça va ! Je viens de balancer ton dîner à la poubelle, ta mère est dans sa chambre en train de pleurer, et tu te tapes une pizza : tout va bien ! "

Afficher en entier
Extrait de Christine ajouté par Charlie18 2012-03-25T18:54:25+02:00

« Ouais, cette année, ça va aller mieux. » Je me tournai vers Arnie ; c’était LeBay, cadavre pourrissant de bande dessinée d’épouvante. Ses doigts étaient des os ; son pantalon était presque plat sur le siège, comme s’il n’y avait dedans que des manches de balai.

« Tu crois ? » Je me retenais de respirer les miasmes suffocants de l’intérieur de la voiture.

« Sans hésitation. » C’était de nouveau Arnie, s’arrêtant à un stop. « Tout ce que je demande, c’est que tu m’aides, Dennis. Ne laisse pas ma mère t’attirer dans toutes ses conneries. Tout ça va se régler, finalement. » De nouveau, c’était LeBay, souriant d’un rictus sans chair à l’idée que tout allait se régler, finalement. Je sentis que je commençais à perdre mes esprits. J’allais sûrement crier d’ici peu. Mes yeux se posèrent sur le tableau de bord, et je vis alors ce que Leigh avait elle-même vu : ce n’était pas des compteurs avec des aiguilles, mais des yeux verts luminescents et énormes qui me fixaient.

Afficher en entier
Extrait de Christine ajouté par Charlie18 2012-03-25T16:35:23+02:00

« Allô ? » Immédiatement, une certitude m’envahit :

Ce n’est pas Arnie.

« Arnie ? dis-je.

— Ça m’a tout l’air d’être Dennis Guilder, la bouche qui marche comme un homme ! » Cette voix-ci, c’était bien celle d’Arnie. Et pourtant… Elle n’avait pas tellement changé ; elle semblait plutôt s’être enrouée, comme s’il avait trop longtemps crié. L’effet était des plus étranges : j’avais l’impression de parler à un inconnu qui imitait assez bien mon ami Arnie.

« Surveille ton langage, corniaud, dis-je en souriant, mais en sentant que mes mains se glaçaient.

— Sais-tu que ta figure et mes fesses se ressemblent curieusement ?

— J’ai remarqué la ressemblance, en effet, mais j’ai plutôt eu l’impression que c’était dans l’autre sens… »

Afficher en entier
Extrait de Christine ajouté par Charlie18 2012-03-25T08:28:06+02:00

— Je vous connais, vous, répliqua Darnell. Vous vous appelez Mercer. J’ai bien connu votre père. C’était le flic le plus corrompu qu’on ait vu depuis longtemps. D’ailleurs, il a fini par se faire sauter le caisson ! »

Rick Mercer devint pâle comme un linge et leva la main pour frapper Darnell.

« Ça va comme ça, Rick ! » s’écria Junkins.

Mercer se contint et ordonna aux policiers : « Emmenez ce gros sac de merde. »

Afficher en entier
Extrait de Christine ajouté par Charlie18 2012-03-19T21:38:18+01:00

Trouver le pneu d’Arnie aurait dû être l’affaire de cinq minutes, mais les deux premières stations-service que je trouvai n’étaient que des libres-services où l’on ne vend même pas d’huile et où une quasi-demeurée se tient dans une cabine de verre incassable tout en mâchant un chewing-gum assez gros pour étouffer une mule.

Afficher en entier
Extrait de Christine ajouté par wizbiz06 2012-02-21T16:43:46+01:00

Il entra dans le bureau de Will, désert à cette heure et silencieux, mis à part le tic-tac de la grosse pendule murale. Arnie composa le numéro des Cabot, mais dut s'y reprendre à trois fois ; ses doigts tremblaient.

Afficher en entier
Extrait de Christine ajouté par wizbiz06 2012-02-21T16:43:21+01:00

Du beau travail. C'était comme Will disait : il avait des doigts de fée. Suffit de regarder Christine ; elle le prouve. C'était qu'un tas de ferraille sur la pelouse de LeBay : je l'ai ressuscitée. Ensuite, c'était de nouveau qu'un tas de ferraille dans le parking de l'aéroport : je l'ai encore ressuscitée. J'ai...

Afficher en entier
Extrait de Christine ajouté par wizbiz06 2012-02-21T16:43:12+01:00

Michael retira sa main. ´ Je voulais simplement te prévenir. Je ne pense pas que tu puisses tuer quelqu'un, pas plus que tu ne pourrais marcher sur les eaux, mais la police va t'interroger, Arnie, et il arrive qu'on soit surpris, si la police vous tombe dessus d'un seul coup. Et pour elle, la surprise peut équivaloir à la culpabilité.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode